Plus c’est bon, plus c’est cher, plus il faut attendre….sans doute une mystérieuse logique préside-t-elle à l’acquisition du précieux macaron dans nos temples de la gourmandise parisienne.
Un peu comme si il fallait mériter pleinement ce moment où enfin, la succulente gourmandise peut être dégustée. Car il faut non seulement faire la queue – souvent fort longue, noblesse oblige…- avant de choisir son macaron, mais il faut encore, à nouveau, faire la queue pour payer et emporter enfin le précieux butin…et le déguster…
C’est long, malcommode, incompréhensible…Sans doute le concepteur de ce système aura-t-il médité le grand Corneille et aura-t-il faite sienne la phrase célèbre de Polyeucte, « Car le désir s’accroît quand l’effet se recule » : ici, l’effet est tellement éloigné que le désir explose, et l’exaspération aussi. Et n’oublions pas que Polyeucte était un martyr…Faut-il vraiment aller jusqu'au martyr pour déguster un bon macaron ? Sans doute pas…

Halte aux préjugés